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La lettre d'info

La Commune

Communautés de communes

Historique

LA FERTE, Firmitas, a été marquée par deux époques, deux histoires.

 

A l’époque gallo-romaine, La Ferté a été traversée par des voies militaires, la première passant par Darbonnay, Bersaillin, Brainans, Aumont, traversait la Cuisance à La Ferté et se prolongeait jusquà Chamblay ; la seconde reliant Arbois à Dole traversait les territoires de Villette, Vadans, La Ferté, Vaudrey et se dirigeait de là au pont de Belmont. Un péage fut probablement établi à la jonction de ces deux routes. On y bâtit une tour à la place dite le Châtel-au-Loup, afin de faciliter la rentrée de l’impôt sur le pont jeté sur la Cuisance. Une bourgade se forma autour de ce castellum, et elle fut entourée de murailles percées de portes. Le nom latin de Firmitas indique un castrum fermé par des remparts. Ce castrum fut détruit par les Barbares du IIIe au Ve siècle et son nom ne reparait plus qu’au XIIe siècle, dans les premières chartes concernant l’Abbaye de Rosières. Son territoire faisait partie des biens donnés en 523 par le roi Sigismond, à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune.

 

Seigneurie : Ce village dépendait de la baronnie de Vadans, qui elle-même était un démembrement de la seigneurie de Salins. En 1631, un fils des seigneurs de Vadans se qualifia de marquis de La Ferté.

  

Prévôté : Une famille noble portait le nom de La Ferté et en possédait la prévôté à titre hériditaire. Philibert de La Ferté était conseiller laïc au parlement de Dole en 1481.

 

Eglise : L’église, dédiée à Saint Philibert, dont on célèbre la fête le 21 Août, se compose d’un clocher, d’une nef, d’un chœur rectangulaire et d’une sacristie. Cette église possède des reliques de Saint-Philibert.

 

Maladrerie : Au lieu dit La Malatière, existait un hospice pour les lépreux, mentionné dans différents titres du XIIIe siècle.

 

Evénements divers :

 

Des passages continuels de troupes, du XIIIe au XVIIe siècle, les pillages qui en découlaient, un incendie survenu le 17 Juillet 1832, tels sont les faits qui constituent les annales de la localité.

 

Incendie de la commune :

 

Le 17 Juillet 1832 vers trois heures de l’après-midi, des enfants de la rue d’Aval mirent le feu à des genêts qui se propagea à la paille des toits en un quart d’heure. En une heure, soixante-cinq maisons furent détruites réduisant quatre-vingt dix ménages à la plus grande misère. Le village en grande partie détruit fut reconstruit avec les chênes de la forêt communale et de nombreuses aides extérieures, notamment celle du roi Louis Philippe.

 

Abbaye de Notre-Dame de Rosières :

 

Plan de l'abbaye de RosièresHumbert II, sire de Salins, sur le point de partir pour la Terre-Sainte vers l’an 1130, désigna à Ponce, abbé de Bellevaux, un vaste terrain à défricher qu’il entendait consacrer à la fondation d’une abbaye et chargea Anséric, archevêque de Besançon de l’exécution de ses volontés.

 

Celui-ci fit venir plusieurs religieux de l’Ordre de Cîteaux avec à leur tête un abbé du nom de Guy. Une église et un cloître furent immédiatement commencés. Humbet III mourut à Lausanne vers 1132. L’archevêque Eberard vint bénir l’église de Rosières en 1177. Gaucher III, sire de Salins, acheva l’œuvre de son prédécesseur. Celui-ci détermina de manière précise les limites des terres consacrées à la dotation de l’abbaye et y ajouta le Vieux-Mathenay.

 

L’abbaye était située au milieu d’une grande plaine, sur la rive droite de la Cuisance. L’enclos, d’une surface de 10 hectares était entouré d’un fossé large et profond, toujours plein d’une eau bourbeuse ; on ne pouvait traverser que sur des planches mobiles. Ceux qui tentaient de le franchir à pied ou à cheval étaient certains d’y trouver la mort.

 

Au centre de l’enceinte, était l’église ; à côté, un long bâtiment élevé d’un étage au-dessus du rez-de-chaussée, servait de maison abbatiale ; le cloître était carré et entouré de portiques. Une grande halle servait de dépendances. Les cuisines et les chambres des hôtes occupaient un quartier isolé. Le tout était entouré par des jardins et des vergers. L’entrée principale était formée par un long portail voûté. Une tour carrée, percée de meurtrières, servait pour la défense et en même temps de colombier ; à côté de cette tour existait autrefois un petit moulin et un battoir. A peu de distance, était une ferme, appelée la grosse grange de Rosières, et plus loin une autre ferme plus petite, appelée la Vacherie. La grange des Iles ou de la Fenotte était en dehors de l’enceinte. L’église était vaste et se composaient de trois nefs et de plusieurs chapelles, fondées par les seigneurs qui y avaient élu leur sépulture. Les défrichements se poursuivirent avec ardeur et en peu d’années, plusieurs fermes sont créées et mises en rapport, dont celles des Iles (La Fenotte), de Mathenay, de la Tournelle et le cellier de Montigny. Le domaine de la Fenotte fut agrandi par des dons successifs de 1262 à 1328.

 

Les terres avaient alors si peu de valeur, que les religieux défrichèrent toutes celles qui étaient à leur convenance, c’est sans doute à cette époque que fut mentionné Molamboz dans les annales de Rosières.

 

Le XVe siècle fut un temps de dures épreuves pour le monastère. Les seigneurs de Vadans inquiétaient continuellement l’abbé au sujet de la justice qu’il faisait rendre à La Tournelle. Les moines étaient à chaque instant troublés par les habitants de La Ferté et de Molamboz dans la jouissance de leurs prés de Rosières. La haine qu’on leur portait était si vive qu’ils n’osaient sortir. En 1450, plusieurs d’entre eux furent arrêtés dans un bois ; ils reçurent des coups tellement violents qu’on les laissa pour morts. Les guerres du XVIIe siècle causèrent de grands dommages à Rosières ; pendant tout le XVIIIe siècle, l’abbaye fut dans un triste état. Les bâtiments tombèrent en ruine et on ne pouvait les réparer. Le partage des manses commencé en 1765 ne fut terminé qu’en 1778.

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